Magazine HOLI - Festival des Couleurs

15/03/2017


"Bura na mano, Holî hai" - "Ne soyez pas fâché, c'est la Holi"
en hindi

Très populaire en Inde, la Holi est l'une des plus grandes fêtes du pays. Appelée à l'origine Holîka, on la surnomme souvent fête des couleurs.
Chaque année, la Holi célèbre l'arrivée du printemps, les bonnes récoltes et la fertilité de la terre mais également le triomphe du bien sur le mal selon la croyance hindoue.

Le déroulement du festival des couleurs

Le festival commence  la nuit de pleine lune du mois indien de Phâlguna, qui se situe généralement en février-mars. Des feux sont allumés dans les rues pour symboliser la destruction du démon Holîka et la victoire contre le mal. Ces feux permettent également de nettoyer l'air des mauvais esprits et des mauvaises vibrations.

Le lendemain, appelé Rangapanchami, les indiens, tous vêtus de blanc, circulent en s'aspergeant les uns et les autres de poudres colorées. C'est aussi l'occasion de déguster les spécialités culinaires et de boire quelques gorgées de thandaï, un mélange de lait glacé, amandes, épices et cannabis.

Holi : la signification des couleurs

Les couleurs dont ils s'aspergent ont toutes une signification particulière : du vert pour l'harmonie, du orange pour l'optimisme, du bleu pour la vitalité et du rouge pour la joie et l'amour.

Disparition des barrières sociales

Chansons folkloriques et danses rythment cette journée où les différences de caste sont mises de côtés. Ainsi, la fête des couleurs permet à chacun de se retrouver au même niveau pour partager un moment de plaisir. Hommes et femmes, riches et pauvres sont égaux, il n'y a plus de classes.

 

Aux origines de Holi : la légende de Holîka

Le roi des démons Hiranyakashipu voulait se débarrasser de son fils, Prahlad, car il s’indignait de l’adoration que celui-ci portait au dieu Vishnu. Il tenta de le tuer à plusieurs reprises mais en vain.

Avec l'aide de Holîka, sa soeur connue pour ne pas craindre le feu, il défia son fils de s'allonger dans le feu avec sa tante. Contre toute attente, Prahlad en sortit indemne alors que sa tante Holîka mourut.