Magazine Portrait d’une Française à Bruxelles

12/11/2019

Et le prochain ?

J’ai très envie de partir vers des destinations froides. L’Alaska et ses grands espaces, les parcs américains comme Yellowstone, mais couverts de neige. Pourquoi pas le Japon aussi, en hiver également.

Quel serait votre voyage idéal ?

Repartir pour un tour du monde, mais en famille. Pourquoi pas apprendre à naviguer et partir sur un catamaran ? Je mettrais le cap vers les îles Raja Ampat, après un « détour » par le Spitzberg, la Géorgie du Sud...

Pour l’instant, le voyage se situe plutôt à Bruxelles. Comment avez-vous fait le choix de cette ville et quelles sont vos premières impressions ?

Je suis venue ici spécialement pour intégrer l’équipe de Continents Insolites. Lorsque ce nouvel emploi m’a été proposé, j’y ai vu un signe prometteur, car c’était à Bruxelles que s’était achevé notre tour du monde. J’apprécie la ville, j’aime l’idée de ne plus être trop éloigné de ma famille et de mes amis, d’être proche de la France tout en continuant à vivre à l’étranger. Et puis la ville est très verte.

Des études en France, un VIE à Alger, un job à Dubaï, un tour du monde de 18 mois... Après toutes ces péripéties, Charlotte Renaud a choisi de poser ses valises à Bruxelles, dans le quartier du Châtelain. Depuis son arrivée dans la capitale européenne, en mai dernier, elle conseille les voyageurs de la maison Continents Insolites. Passionnée de plongée sous-marine, de photographie (elle est ambassadrice photo pour Olympus), et fine connaisseuse de nombreux milieux, de la savane africaine aux îles polynésiennes, en passant par les merveilles de l’Inde, rencontre avec une grande voyageuse.

D’où vous vient cette passion des voyages ?

J’ai passé tous les étés de mon enfance en Afrique. Une quinzaine au total, au Kenya et en Tanzanie, où je suivais en safari mes parents qui sont photographes animaliers. J’ai été marquée par les Parcs

de Samburu et Shaba, le Sarara Camp… et happée par l’atmosphère, les odeurs de la savane, que l’on découvre en se levant tôt pour débusquer les animaux dans leur habitat naturel.

Quel est votre plus beau voyage ?

Sans hésiter le tour du monde que j’ai entrepris. 18 mois vers une dizaine de destinations sur les continents asiatique, océanique et sud-américain, sans contraintes de temps, sans plan prédéfini.

Loin de tout ce que je connaissais, du rythme quotidien. J’ai aimé la place que cela donne à l’imprévu, à la rencontre impromptue, la possibilité que cela offre d’envisager une journée comme on l’entend, de tout décider à la dernière minute. La Polynésie n’était au départ pas au programme ; elle s’est invitée dans ce tour du monde à la faveur d’une discussion avec des voyageurs croisés sur le chemin. Quelle révélation, je ne m’attendais pas à être aussi subjuguée !

Et votre plus belle expérience de voyage ?

En Nouvelle-Zélande, j’ai nagé avec les dauphins à Kaïkoura. Nous nous sommes mis à l’eau au milieu d’un banc de plusieurs centaines de dauphins, en snorkelling. Je m’en souviens comme de deux heures totalement hors du monde. Nous chantions dans nos tubas pour jouer avec eux. Fabuleux ! Je me souviens aussi avec émotion de ma traversée de la frontière entre le Kirghizistan et la Chine. La ville frontière d’Irkeshtam est à 3000m d’altitude, perdue au milieu de nulle part. Il est interdit de passer la frontière à pied, il faut donc monter dans un camion et y rester pendant les 70 kms qui séparent les deux postes frontières. A l’arrivée du poste-frontière côté kirghize, celui-ci était fermé pour cause d’Aïd. Nous sommes restés dans ce no man’s land, recueillis par une famille qui vivait là avec plusieurs enfants, dans un wagon désaffecté.