Magazine Exposition : Royaumes de femmes

27/04/2018

Du 7 juin au 15 septembre 2018

Puissantes, décalées, parfois rebelles. Dans certaines sociétés traditionnelles, les femmes assument des rôles sociaux prépondérants et semblent marcher la tête plus haut qu’ailleurs. Caroline Chapeaux, journaliste et travel designer chez Continents insolites, est partie à la rencontre de ces communautés où les femmes sont reines.

De la Chine au Myanmar, en passant par la Namibie et le Mexique, ses clichés révèlent le rôle social prépondérant des femmes Mosuos, rare société matrilinéaire de la planète où le nom et l’héritage se transmettent de mère en fille, des nonnes bouddhistes qui viennent en aide aux orphelins, des femmes Himbas dont les rituels de beauté traversent les âges, et des dames fortes de Juchitan qui tiennent les rênes de l'économie de toute une cité. 

L'exposition « Royaumes de femmes » est visible aux heures d'ouverture de notre maison de voyages jusqu'au 15 septembre : du lundi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 16h. Rue César Franck 44A, à Ixelles.

Les tirages photographiques présentés sont proposés à la vente. Le bénéfice des ventes sera entièrement versé à l’orphelinat birman Aye Yeik Mon à Mandalay via le Fonds Continents insolites.

Mexique : les reines indiennes de Juchitán

Vêtues de riches robes brodées, la tête flanquée des deux tresses typiques de la région, les femmes zapotèques de Juchitan continuent à faire débat auprès des chercheurs. Dans cette communauté du sud du Mexique, héritière de l’une des plus grandes civilisations préhispaniques, les femmes administrent le salaire des hommes, jouissent d’une indépendance inexpliquée et tiennent les rênes de l’économie locale dans un pays pourtant réputé machiste.


Namibie : Himba, le peuple rouge
Reconnaissables à leur peau rouge teintée d'ocre, les femmes himbas sont réputées pour la relation qu’elles entretiennent avec leur beauté. Au milieu des terres arides, où l’usage de l’eau est interdit pour se laver, leurs rituels de beauté rythment la vie et revêt d’importants enjeux de séduction. Dans cette société ancestrale polygame, les femmes affichent fièrement leur nudité et contribuent au maintien de traditions aujourd’hui menacées.

 

Myanmar : La vie en rose pâle

En Birmanie, 50.000 nonnes bouddhistes ont renoncé à la sexualité, à la vie de famille et à leur chevelure pour se rapprocher du Nirvana. Réveils à 4 heures, douches froides, respect des « dix préceptes », célibat… La vie de nonne suit une stricte discipline. Courageuses, ces femmes contribuent à développer lʼenseignement des filles et pallier ainsi les carences sociales. Lieux de cultes, leurs nonneries servent aussi de refuge aux femmes en difficulté et aux orphelins dans lʼun des pays les plus pauvres dʼAsie.

 

Chine : Lac Lugu, le royaume des filles

Chez les Mosuos, les femmes nʼont pas de mari, que des amants! Dans cette communauté blottie à l’orée de l’Himalaya, autour du lac Lugu, les femmes peuvent accumuler les aventures et avoir plusieurs enfants de pères différents, sans jamais choquer personne. D’ailleurs, le mot « père » n’existe pas. Unique, la société mosuo fait partie des rares sociétés matrilinéaires de la planète : les grands-mères sont les chefs des familles et ce sont les femmes qui possèdent les terres, transmettent le nom et lʼhéritage.