Premières découvertes au Pays du Matin Calme : grand tour culturel & villas d’architecte
Votre voyage en substance...
Ce voyage s’adresse aux voyageurs cultivés, curieux de comprendre autant que de voir. En deux semaines, il propose un grand tour structuré de la Corée du Sud, guidé par ceux qui en détiennent les clés. Ami local à Séoul, moine dans un temple de montagne, maître calligraphe dans un village confucéen classé UNESCO, guide culinaire à Busan, architecte sur l’île de Jeju. Chaque étape associe une adresse de caractère à une lecture experte du lieu. De la capitale créative aux héritages lettrés, d’une retraite spirituelle à une île volcanique devenue terrain d’expérimentation architecturale, l’itinéraire compose une découverte dense, exigeante et profondément incarnée du pays.
Pays
Corée du Sud
Durée
14 jours
Prix
À partir de 13800 € par personne
Envol vers Séoul
La Corée commence dans un entre deux.
Quelques heures suspendues au dessus des continents, le temps de quitter un paysage pour un autre, de changer d’échelle, d’alphabet, de rythme.
Puis vient l’aube sur la péninsule. Des montagnes arrondies encerclent la capitale, des barres d’immeubles surgissent entre les collines, le fleuve Han traverse la ville comme une ligne tendue. Séoul apparaît dense, verticale, déjà habitée.
Le voyage peut commencer.
Séoul – Entre héritage et verticalité
La première journée à Séoul pose les fondations du voyage.
Les palais Joseon ouvrent la lecture de la ville. Cours successives, pavillons hiérarchisés, montagnes en toile de fond. L’architecture révèle une société ordonnée par le rituel et la symbolique.
À pied, la découverte se poursuit vers Bukchon, où les hanok aristocratiques dominent encore les ruelles en pente. Les tuiles sombres ondulent face aux immeubles contemporains. À Insadong, ateliers de calligraphie, galeries et salons de thé rappellent que l’élégance coréenne s’exprime dans la maîtrise du geste autant que dans l’esthétique.
En fin de journée, les premiers repères se dessinent dans la capitale. Le quartier s’apprivoise, les distances se comprennent, le rythme s’ajuste.
Vous vous installez au Four Seasons Seoul, adresse contemporaine idéalement située pour explorer la ville.
Séoul – Palais et quartiers historiques
La matinée est consacrée à la Séoul royale. À Gyeongbokgung ou Changdeokgung, les cours et pavillons révèlent l’ordre confucéen qui structura la dynastie Joseon. La visite se prolonge au sanctuaire de Jongmyo ou au National Folk Museum, pour replacer ces architectures dans la vie rituelle et quotidienne d’autrefois.
À pied, la découverte glisse vers Bukchon et ses hanok aristocratiques, puis vers Insadong et Ikseondong, entre galeries, papeteries et ateliers.
Dans l’après-midi, une cérémonie du thé chez l’habitant invite à ralentir. Assis face aux bols et aux feuilles infusées, vous découvrez une culture du geste où précision et retenue priment sur le discours.
En fin de journée, les murailles de Séoul ou la colline de Namsan offrent une dernière perspective sur la capitale avant de retrouver son énergie plus vibrante.
Séoul – Architecture et scènes créatives
La journée est consacrée à la Séoul contemporaine.
Au Leeum, Samsung Museum of Art, les architectures de Mario Botta, Jean Nouvel et Rem Koolhaas dialoguent avec les collections, entre art traditionnel et création actuelle. Plus loin, la Dongdaemun Design Plaza de Zaha Hadid affirme une Corée tournée vers l’innovation, tandis que le campus d’Ewha Womans University transforme une colline en vallée architecturale. Chaque étape interroge la manière dont le pays se projette dans le monde.
L’après-midi se poursuit à Hongdae, quartier étudiant où graffitis, labels indépendants et performances de rue composent une scène urbaine en mouvement.
En fin de journée, Seongsu dévoile une autre facette de cette énergie créative. Anciennes manufactures reconverties, entrepôts devenus galeries, cafés installés dans des bâtiments industriels. Accompagnés d’un ami local, vous explorez ce laboratoire discret où designers et artisans réinventent des savoir-faire, entre béton brut et lignes minimalistes.
Songnisan – Nuit au temple de Beopjusa
Quelques heures suffisent pour que Séoul s’efface derrière les reliefs. Les immeubles laissent place aux forêts et aux pentes boisées du parc national de Songnisan.
Le temple de Beopjusa apparaît entre pins et pavillons colorés. Ici, le rythme change. Le Templestay ouvre une parenthèse volontairement simple, structurée par la vie monastique. Après l’installation et la remise de la tenue, le premier repas végétarien est servi selon le rituel du barugongyang, en silence, chaque geste codifié.
En fin de journée, méditation Seon ou marche lente autour du temple précèdent les prières du soir. Le bois craque sous les pas, les cloches résonnent dans la vallée.
La nuit se passe dans une chambre traditionnelle chauffée par le sol, sur futon, dans un confort épuré. Rien de superflu, mais l’essentiel est là. Le silence des montagnes fait le reste.
Songnisan – Du silence monastique au monde lettré
La journée commence avant l’aube. Le son du moktak traverse la cour encore sombre et appelle à la cérémonie du matin. Chants, prosternations, méditation assise face à l’autel. Le petit déjeuner végétarien, pris en silence selon le rituel, prolonge cette discipline du geste et de l’attention.
La matinée se poursuit par une marche autour du temple, entre pins et pavillons colorés. Après l’énergie de Séoul, le rythme s’est inversé. Ici, chaque pas ralentit le regard.
Un atelier de calligraphie bouddhique ou de fabrication de lanternes permet d’approcher autrement l’enseignement, par la pratique.
En fin d’après-midi, la route quitte les montagnes pour rejoindre les plaines d’Andong. Les rizières remplacent la forêt, puis apparaît le méandre de la rivière Nakdong et le village confucéen de Hahoe.
Au Rakkojae Hanok Hotel, hanok historiques et jardins clos composent un cadre plus feutré. Après l’ascèse du temple, le confort discret d’une demeure aristocratique prend tout son sens. Le dîner, inspiré des traditions locales, est servi dans l’intimité du lieu, lorsque le village retrouve son calme.
Andong – Village confucéen et art lettré
À Hahoe, la Corée prend un autre visage. Le village, lové dans un méandre de la rivière Nakdong, déploie ses maisons de chaume et ses demeures aristocratiques selon un ordre précis, pensé en harmonie avec le paysage.
La matinée permet d’habiter le lieu. Marche dans les ruelles, regard porté sur les rizières, temps calme dans la cour du hanok. Le Rakkojae offre un confort discret, fait de bois patiné, de sols chauffés et de jardins clos.
L’après-midi, un guide éclaire la logique confucéenne du village classé à l’UNESCO. Depuis le belvédère, la vue sur le méandre révèle l’importance du paysage dans la pensée lettrée. L’académie de Byeongsanseowon prolonge cette lecture d’une société fondée sur l’étude et la transmission.
La journée s’achève par un atelier de calligraphie dans un hanok traditionnel. Pinceau, encre et papier de mûrier. Le maître montre, corrige, explique le sens des caractères. Le geste demande concentration et souffle.
Le soir, le dîner est servi au hanok, dans le silence retrouvé de la campagne.
Gyeongju – Capitale de Silla
À Gyeongju, l’histoire s’inscrit directement dans le paysage. Ancienne capitale du royaume de Silla, la ville déploie ses tumuli royaux comme de vastes collines herbeuses au cœur même de l’espace urbain. En marchant parmi ces tombes millénaires, on perçoit la continuité entre passé et présent, entre vestiges archéologiques et vie quotidienne faite de ruelles paisibles, de cafés et d’ateliers d’artisans.
La découverte se poursuit vers les grands sites bouddhiques. Le temple de Bulguksa, posé dans la forêt, articule escaliers de pierre, pagodes et pavillons colorés dans une composition pensée comme une élévation spirituelle. Plus haut, la grotte de Seokguram abrite un Bouddha monumental tourné vers la mer, témoignage du raffinement artistique atteint sous Silla.
Entre ces visites, un atelier de cuisine autour du kimchi offre une autre clé de lecture du pays. Préparer, assaisonner, comprendre la fermentation et la saisonnalité permet d’aborder la culture coréenne par le goût, dans un moment d’échange simple et concret.
Busan – Ville océan et marché aux poissons
À Busan, la Corée s’ouvre sur la mer. Collines couvertes d’immeubles, plages urbaines et ponts suspendus composent un paysage plus ample, tourné vers l’horizon.
Sur les hauteurs, le village de Gamcheon déploie ses maisons colorées en gradins face au port. Longtemps quartier populaire, il est devenu un terrain d’expression pour artistes et créateurs. On y circule entre escaliers, fresques et petits ateliers, avec des vues ouvertes sur la baie.
Plus loin, le temple de Haedong Yonggungsa s’avance sur les rochers, directement face aux vagues, offrant un contraste saisissant entre spiritualité et océan. En fin de journée, Haeundae ou Gwangalli montrent une autre facette de la ville, plus contemporaine, animée et lumineuse.
Le cœur battant de Busan se découvre au marché aux poissons de Jagalchi. Accompagnés d’un guide culinaire, vous choisissez crustacés et poissons parmi les étals, avant de les déguster à l’étage, préparés sur mesure. Sashimi, coquillages grillés, soupe épicée. Un moment direct, vivant, ancré dans le quotidien maritime de la ville.
Nuit au Signiel Busan, adresse contemporaine dominant la plage.
Jeju – Île volcanique et visions contemporaines
Un court vol suffit pour changer d’atmosphère. À Jeju, la Corée devient plus minérale, plus ouverte, presque insulaire au sens plein du terme.
Dominée par le volcan Hallasan, l’île déploie falaises de basalte, champs de lave et littoraux battus par le vent. Les murets de pierre noire découpent les paysages agricoles, tandis que la mer encadre chaque perspective.
Mais Jeju ne se résume pas à sa géologie. L’île est aussi devenue un terrain d’expérimentation pour architectes et créateurs. Musées, pavillons et espaces culturels émergent du relief en dialogue avec la roche et la lumière. Le bâti s’efface parfois dans la pente, s’ouvre sur l’horizon ou encadre le paysage comme une œuvre en soi.
Installation dans le sud de l’île pour trois nuits au The Seaes Hotel & Resort, face à la mer.
Jeju – Marche volcanique et architectures en dialogue
Une journée est consacrée à la marche sur l’Olle Trail, notamment la Route 6. Le chemin longe les murets de lave, traverse des champs de mandariniers et suit les falaises face à l’océan. À chaque détour, le paysage se recompose entre basalte noir, végétation dense et mer profonde. La progression à pied permet de saisir l’île dans sa continuité, sans filtre, au rythme du vent et de la lumière.
Une autre journée explore Jeju comme territoire d’architecture. Accompagnés d’un architecte, vous découvrez comment le bâti dialogue avec la roche et l’histoire. Le 4.3 Peace Park, le Bonte Museum ou les projets d’Itami Jun révèlent une île devenue terrain d’expérimentation, où béton, eau et pierre volcanique composent des espaces de contemplation.
Entre ces explorations, le reste du temps se prête à une découverte plus libre de l’île, entre routes côtières, petits villages et haltes face à la mer. Jeju conclut le voyage par un équilibre entre nature brute et création contemporaine.
Retour – Derniers regards sur la péninsule
La traversée s’achève là où elle avait commencé, entre mer et montagnes.
Un dernier regard sur Jeju, puis le vol vers Séoul marque la transition. L’aéroport devient un seuil, comme au premier jour, mais le regard a changé.
Palais, temples, villages lettrés, marchés maritimes et architectures contemporaines composent désormais une lecture plus intime du pays.
Le retour vers l’Europe prolonge cette traversée, le temps de laisser les images se déposer et de mesurer la densité du voyage accompli.
Franco japonaise, je me rends au Japon chaque année depuis l’enfance, un lien constant qui a façonné mon identité et nourri ma curiosité pour une culture à la fois familière et singulière. Animée par l’envie de créer des passerelles entre l’Europe et l’Asie, je me suis naturellement orientée vers le voyage après des études en sciences politiques et entrepreneuriales. Partager mon Japon tout en explorant d’autres horizons, de la Corée du Sud à l’Italie, s’est imposé comme une évidence.