De la Corée créative au Japon volcanique, Séoul & l’île de Kyushu
Votre voyage en substance...
Ce voyage relie deux manières d’habiter la beauté, de la Corée du Sud à l’île de Kyushu au Japon.
D’abord la Corée. Séoul, Jeonju, Gwangju, Busan. Une traversée guidée par la création contemporaine. Architecture audacieuse, hanok réinterprétés, scènes artistiques engagées, ville mémoire devenue laboratoire culturel. On comprend comment le pays transforme son héritage en énergie vivante, sans le figer. Chaque rencontre apporte une clé de lecture. Chaque étape éclaire la suivante.
Puis Kyushu, au sud du Japon. Le décor change, le rythme aussi. Après la tension urbaine, la terre volcanique. Mont Aso, gorges de Takachiho, onsen de Kurokawa, forêt de Kirishima, baie de Kagoshima. Ici, la beauté n’est plus construite, elle affleure. Elle se respire dans la vapeur des sources chaudes, dans la densité des forêts, dans la lumière sur la cendre noire. On ralentit. On observe. On s’immerge.
Les hébergements structurent cette progression. Hanok musée perché, hôtel de design au cœur d’une ville créative, ryokan avec bain privé, retraite confidentielle face aux montagnes. Des lieux choisis pour la sensation qu’ils laissent et la cohérence qu’ils révèlent.
Un parcours pour voyageurs qui ne cherchent pas à collectionner des sites, mais à entrer dans la matière des lieux.
Pays
Corée du Sud
Durée
15 jours
Prix
À partir de 10500 € par personne
Envol vers la Corée
Le voyage commence par un basculement. Dans quelques heures, Séoul remplacera les repères familiers par une ville où palais dynastiques et architectures visionnaires dialoguent sans transition.
Cette première étape est une traversée, une mise à distance progressive. La nuit à bord prépare l’entrée dans un territoire où l’esthétique se lit autant dans les lignes d’un hanok que dans le tracé d’un bâtiment contemporain.
Séoul - premières strates
La journée débute autour de Gyeongbokgung, vaste palais royal aux pavillons ordonnés et aux toits délicatement incurvés. Le bois peint, les cours ouvertes sur la montagne Bugaksan, la précision des proportions donnent la mesure du raffinement dynastique et de la pensée confucéenne qui structure l’espace.
Puis le regard se déplace vers d’autres formes d’expression. Dans les ruelles de Bukchon, les hanok composent un tissu urbain délicat, entre cours intérieures et lignes sobres. À Insadong, galeries et ateliers prolongent cette attention au geste et à la matière, entre calligraphie, céramique et création contemporaine.
Entre palais, maisons traditionnelles et scènes artistiques actuelles, Séoul révèle dès les premières heures son dialogue constant entre mémoire et projection, une ville qui ne juxtapose pas les époques mais les fait converser.
Séoul - laboratoire d’architecture
Aujourd’hui, Séoul se découvre avec une clé de lecture privilégiée. Aux côtés d’un architecte ou d’un urbaniste local, la ville cesse d’être un décor pour devenir un manifeste.
La matinée peut s’ouvrir au Leeum Samsung Museum of Art, où Mario Botta, Jean Nouvel et Rem Koolhaas ont chacun signé un volume distinct, dialoguant autour d’un jardin central. Plus loin, la Dongdaemun Design Plaza de Zaha Hadid affirme une vision radicale du design urbain, tout en s’inscrivant sur un ancien site historique.
Le parcours se poursuit vers le campus d’Ewha Womans University, creusé dans la colline par Dominique Perrault, ou encore vers le siège d’Amorepacific dessiné par David Chipperfield, cube monumental ouvert sur des patios suspendus. À chaque étape, votre guide décrypte les choix, les tensions entre patrimoine et développement, et la manière dont Séoul façonne son identité contemporaine.
Entre deux architectures iconiques, il vous emmène aussi dans des lieux plus discrets, une maison de thé à Seochon, une librairie indépendante, un passage peu fréquenté. Le regard devient plus fin, plus incarné.
Séoul apparaît alors comme une capitale en mouvement, où l’esthétique engage une vision de société.
Séoul - scènes créatives et liberté
Journée libre pour vivre Séoul à votre rythme, flâner, visiter, revenir dans un lieu aimé.
À Samcheong et Insadong, les galeries contemporaines révèlent une autre facette de la capitale. Accompagnés d’un expert, vous en découvrez les coulisses, comprenez les choix curatoriaux, les artistes défendus, les dialogues entre héritage et expérimentation. Derrière des façades discrètes se dessine un écosystème exigeant, inscrit dans un quartier où palais, hanok et création actuelle cohabitent.
Une immersion précise dans la scène artistique coréenne, pour lire Séoul au présent.
Séoul - Jeonju, habiter un hanok
Le paysage se transforme. Les tours disparaissent, laissant place aux rizières, aux collines basses et aux villages espacés de la province du Jeollabuk-do.
À Jeonju, berceau de la dynastie Joseon et réputée pour son Hanok Village, l’expérience prend une dimension plus intime. Un transfert privé vous conduit à l’écart de la ville, sur les hauteurs dominées par la montagne Jongnamsan.
L’Awon Museum & Hanok Stay n’est pas un simple hébergement. Plusieurs hanok anciens, certains datant du XIVe siècle, ont été démontés puis réassemblés ici par un architecte coréen contemporain. À l’ensemble traditionnel s’ajoute un volume de béton brut dédié à l’exposition d’art et de design. Le dialogue est frontal, assumé.
En journée, le lieu fonctionne comme un musée. Le soir, lorsque les visiteurs repartent, il devient maison d’hôtes. Les poutres sombres, les sols chauffés, le silence des collines composent l'atmosphère.
Jeonju - Gwangju, mémoire en mouvement
Vous quittez les collines paisibles de Jeonju pour rejoindre Gwangju, au sud ouest du pays. Le changement d’atmosphère est sensible. Ici, la création est indissociable de l’histoire.
Gwangju demeure marquée par le soulèvement de mai 1980. Le 18 May National Cemetery et le May 18 Democratic Uprising Memorial Hall rappellent ce moment fondateur de la démocratie coréenne. La visite permet de comprendre comment cet événement a façonné l’identité civique et culturelle de la ville. Mais Gwangju ne se fige pas dans le souvenir, elle transforme cette mémoire en énergie.
Premiers pas dans l’après midi entre lieux de mémoire, galeries indépendantes et cafés contemporains. La ville se révèle plus engagée, plus introspective que Séoul, avec une scène artistique traversée par les notions de responsabilité et de positionnement.
Vous vous installez pour deux nuits à l’A.C.C Design Hotel, adresse contemporaine aux lignes épurées et à la lumière maîtrisée, point d’ancrage idéal pour explorer cette ville singulière.
Gwangju - regards intérieurs
Gwangju se comprend en marchant. Les places qui furent le théâtre des manifestations côtoient aujourd’hui galeries, cafés indépendants et installations d’art public. La ville n’efface pas son histoire, elle la transforme.
Aux côtés de votre ami du jour, vous découvrez cette dynamique de l’intérieur. Ni guide académique ni simple accompagnateur, il partage ses adresses, ses lectures, ses points de vue. Dans le quartier de Dongmyeong dong, entre petites galeries et ateliers, ou le long de l’Art Street, il raconte comment la scène locale s’est structurée autour de la mémoire du 18 mai 1980.
Lorsque le calendrier le permet, la Biennale de Gwangju offre une lecture supplémentaire. Créée en 1995, elle est aujourd’hui l’un des rendez vous majeurs de l’art contemporain en Asie. Les expositions investissent différents lieux de la ville et prolongent cette réflexion sur démocratie, engagement et création. L’art ici n’est pas décoratif, il prend position.
L’Asia Culture Center, vaste complexe culturel partiellement enfoui sous la ville, incarne cette ambition. Expositions, résidences et performances y dialoguent avec l’histoire démocratique du pays. Plus loin, le musée Uijae, niché dans les contreforts boisés de Mudeungsan, offre un contrepoint plus contemplatif, tandis que le parc national rappelle que la nature reste proche, presque immédiate.
Gwangju - Busan, la mer en perspective
Vous quittez Gwangju en véhicule privé pour rejoindre la côte sud est. À mesure que l’on approche de Busan, la lumière change, plus ouverte, plus saline.
Deuxième ville du pays, Busan regarde l’océan. Entre les tours de Haeundae, les lignes tendues du Gwangan Bridge et les plages urbaines, elle affirme un rythme plus direct, plus maritime.
Au cœur du port, le marché de Jagalchi donne la mesure de cette identité. Plus grand marché aux poissons de Corée, il concentre l’énergie brute de la ville. Étals de poissons argentés, crabes royaux, coquillages encore vivants, vendeuses en tablier qui interpellent les habitués. On choisit, on observe le geste précis du découpage, puis l’on déguste à l’étage, face au va et vient du port. Ici, la gastronomie commence par le produit et par la mer, sans détour.
Sur les hauteurs, le Gamcheon Culture Village raconte une autre transformation. Ancien quartier de réfugiés, il est devenu scène artistique à ciel ouvert. Fresques murales, installations contemporaines, ateliers ponctuent les ruelles en escalier. On circule de belvédère en belvédère, face au port.
Plus au nord, le temple de Haedong Yonggungsa s’accroche aux rochers au bord de l’eau, offrant un contraste saisissant entre spiritualité et horizon marin. Les amateurs d’art peuvent prolonger la découverte au Busan Museum of Art ou au F1963, ancien complexe industriel reconverti en espace culturel.
En fin de journée, installation au Grand Josun Busan, à quelques pas de la plage de Haeundae. Face à l’océan, la ville prend une autre dimension.
Notre pépite : Jagalchi, le grand marché aux poissons de BusanJagalchi est le plus grand marché de fruits de mer de Corée. Véritable institution à Busan, il joue un rôle central dans l’identité maritime de la ville. Commerçants, restaurateurs et visiteurs s’y croisent chaque jour.
L’expérience prend tout son sens accompagnés d’un guide culinaire. Il vous explique les espèces locales, les saisons, les critères de fraîcheur. Vous apprenez à choisir comme un habitué, à comparer les viviers, à comprendre les usages.
Votre sélection est ensuite préparée sur place, à l’étage. Sashimi découpé à la minute, coquillages grillés, soupe épicée maeuntang. Le repas devient un prolongement de la visite.
Un lieu emblématique, exploré avec les bonnes clés de lecture.
Busan - Kyushu, entrée en terre volcanique
Vous gagnez le Japon en un court vol vers Fukuoka. À l’arrivée, changement d’échelle. La route s’élève, les forêts se densifient, les reliefs apparaissent.
Au volant de votre véhicule, vous traversez la vaste caldeira du mont Aso. Ici, la terre respire encore. Les pentes herbeuses laissent deviner la puissance souterraine qui façonne l’île depuis des millénaires. L’air devient plus frais, plus brut.
En fin de journée, vous rejoignez Kurokawa Onsen, village thermal blotti dans la montagne. Votre ryokan conjugue sobriété japonaise et confort contemporain. Tatamis, bois clair, lumière douce. Puis vient le moment attendu : le bain en plein air, alimenté par une source naturelle. À la tombée du jour, la vapeur se mêle aux silhouettes des collines.
Notre pépite : Randonnée au cœur du Mont Aso, volcan sacré de KyushuC’est une aventure au cœur des forces de la nature que vous vous apprêtez à vivre en foulant les sentiers du mont Aso, plus grand volcan actif du Japon.
Situé sur l’île de Kyushu, ce site impressionnant dévoile un paysage grandiose, façonné par le feu et le temps. Vous cheminez entre les cinq sommets du volcan – Takadake, Nakadake, Nekodake, Eboshidake et Kishimadake – chacun offrant son lot de panoramas spectaculaires. L’ascension du Nakadake, toujours en activité, vous mène jusqu’au bord de son cratère fumant, où l’on ressent pleinement la puissance de la terre. Plus loin, la plaine de Kusasenri invite à une promenade plus douce. Vaste étendue verdoyante bordée de pâturages, elle offre un contraste saisissant avec les reliefs volcaniques, et permet de contempler le mont Aso dans toute sa majesté. Qu’elle soit intense ou contemplative, cette randonnée est une immersion totale dans un paysage saisissant, où la nature japonaise déploie toute sa force et sa poésie.
Kurokawa Onsen - l’art du bain
La journée s’ouvre lentement. À Kurokawa, tout invite à ralentir.
Vêtu d’un yukata, vous passez d’un bain à l’autre. Chaque établissement possède son atmosphère, son rapport à la roche, à la rivière, à la forêt. Certains bassins s’ouvrent largement sur le paysage, d’autres se cachent dans une anfractuosité de pierre.
Ici, le bain n’est pas un simple moment de détente. Il est rituel, transmission, manière d’habiter le territoire. L’eau chaude, chargée de minéraux, raconte la présence constante du volcan.
Entre deux immersions, on marche dans les ruelles discrètes du village, on s’arrête pour un thé, on écoute le silence.
Notre pépite : Rotenburo Meguri, la tournée des onsen en plein air à KurokawaC’est une expérience sensorielle et profondément japonaise que vous vivez en parcourant les bains extérieurs de Kurokawa, petit village thermal niché au cœur des montagnes de Kyushu.
Connu pour ses onsen en plein air, appelés rotenburo, ce lieu invite à un rituel singulier : le rotenburo meguri, littéralement la tournée des bains. Munis d’un pass en bois traditionnel, le nyuto tegata, vous explorez les sources thermales d’établissement en établissement, sans avoir besoin d’y passer la nuit. À chaque halte, un nouveau décor : bassins entourés de rochers, bains creusés dans la forêt, eaux laiteuses ou translucides aux vertus apaisantes. Certains sont réservés aux femmes, d’autres sont mixtes, tous partagent une même règle de simplicité : la nudité y est de mise. À chaque passage, votre rondelle de bois est tamponnée comme un carnet de voyage. Certains la déposent ensuite en offrande au temple Jizo, d’autres la gardent précieusement en souvenir. Une façon de vivre le Japon au rythme de l’eau, entre purification du corps, sérénité de l’esprit et soutien discret à l’économie locale.
Kurokawa - Takachiho, gorges sacrées
La route serpente entre pâturages et reliefs volcaniques. Les montagnes se succèdent, tantôt assoupies, tantôt encore marquées par leur origine de feu. Le paysage devient plus sculpté, plus dramatique.
À Takachiho, la nature change d’échelle. Les gorges, creusées par les anciennes éruptions du mont Aso, forment un corridor de basalte vertical où la rivière glisse dans une teinte presque irréelle. On descend au niveau de l’eau en barque, au plus près des parois sombres, puis l’on remonte à pied pour embrasser l’ensemble.
En fin de journée, installation en ryokan. Le bois, la pierre et l’eau chaude prolongent l’expérience minérale.
Takachiho - Kirishima, retraite en altitude
La route vers le parc national de Kirishima gagne en altitude. La forêt se densifie, la brume s’invite parfois au détour d’un virage. Les silhouettes volcaniques structurent l’horizon.
Vous rejoignez le Kiri no Sato – Meisui Retreat Kirishima Unkai Terrace, adresse confidentielle nichée au cœur de la montagne. Huit chambres seulement, chacune indépendante, ouverte sur le paysage. Depuis la terrasse, la vue peut s’étendre sur une mer de nuages, phénomène fréquent dans la région.
Bains de sources chaudes en plein air, eau pure issue des montagnes de Kirishima, sauna traditionnel. Le lieu invite à ralentir profondément. Ici, le luxe tient à l’espace, au silence et à la qualité du geste.
Le dîner kaiseki, préparé à partir de produits locaux et des potagers du domaine, prolonge cette immersion.
Kirishima - Sakurajima, vivre avec le volcan
Face à la baie, Sakurajima rappelle que la terre reste active. Le volcan fume, parfois gronde, et fait partie du quotidien des habitants.
Après une courte traversée en ferry, vous explorez cette île façonnée par les coulées de lave. Les paysages sont ouverts, minéraux, presque lunaires par endroits. On comprend ici ce que signifie cohabiter avec un volcan vivant.
Un bain de pieds chauffé naturellement par l’activité souterraine prolonge la découverte. L’eau chaude, la vue sur la baie, la silhouette du cratère. Le paysage se contemple autrement, dans l’immobilité.
Kirishima - Kagoshima, dernière lumière
Vous quittez la forêt pour rejoindre Kagoshima, ouverte sur une large baie dominée par le volcan. La ville possède une douceur inattendue, presque méridionale.
Derniers pas le long de l’eau, jardin soigné, déjeuner face à la mer. Le voyage touche à sa fin, mais le regard a changé. Du design de Séoul aux paysages de feu de Kyushu, le fil s’est déroulé avec cohérence.
Retour en Europe
Le voyage se referme, laissant en mémoire une traversée de l’Asie par la création et la matière.
Franco japonaise, je me rends au Japon chaque année depuis l’enfance, un lien constant qui a façonné mon identité et nourri ma curiosité pour une culture à la fois familière et singulière. Animée par l’envie de créer des passerelles entre l’Europe et l’Asie, je me suis naturellement orientée vers le voyage après des études en sciences politiques et entrepreneuriales. Partager mon Japon tout en explorant d’autres horizons, de la Corée du Sud à l’Italie, s’est imposé comme une évidence.