Le secret le mieux gardé des Cyclades
Votre voyage en substance…
Les Cyclades évoquent souvent des villages blancs, des terrasses tournées vers la mer et des couchers de soleil devenus iconiques. Ce voyage choisit un autre rythme. Celui des traversées matinales entre îles encore silencieuses, des villages où les habitants se retrouvent à la fraîche sur les places pavées, des sentiers de pierre qui mènent vers une crique inaccessible par la route.
De Santorin à Folégandros puis Sifnos, l’itinéraire s’éloigne progressivement des images attendues pour révéler des Cyclades plus confidentielles, plus habitées aussi. Navigations privées avant l’arrivée des bateaux, pique-nique sur les hauteurs balayées par le vent, ateliers de poterie encore transmis au sein des familles, monastères tournés vers la mer Égée : chaque étape a été pensée pour montrer une Méditerranée plus lente, plus subtile, profondément grecque.
Pays
Grèce
Durée
9 jours
Prix
Entrer dans les Cyclades
Envol vers Santorin. À l’approche de l’île, la caldeira apparaît comme une immense entaille volcanique plongeant dans la mer Égée. Les reliefs noirs, les falaises abruptes et les villages suspendus donnent immédiatement une autre échelle au paysage.
À votre arrivée, un transfert privé vous conduit jusqu’aux hauteurs d’Imerovigli. La lumière change sans cesse au fil de la journée, glissant sur les façades blanchies à la chaux et les terrasses accrochées à la falaise.
La première soirée reste volontairement légère. Quelques marches suffisent pour rejoindre les ruelles encore calmes du village tandis que les derniers bateaux quittent la caldeira. Peu à peu, le silence revient sur Santorin.
Votre hébergement : On the Rocks
Santorin – Entre volcan et villages oubliés
Avant l’arrivée des premiers ferries, vous embarquez à bord d’un caïque privé pour découvrir la caldeira depuis la mer. À cette heure, les falaises volcaniques retrouvent une atmosphère presque irréelle.
Le bateau longe les reliefs noirs de Néa Kaméni avant d’approcher les zones encore marquées par l’activité volcanique. Une marche permet de rejoindre le sommet du cratère, où la roche poreuse conserve les traces visibles des éruptions successives qui ont façonné l’archipel.
Plus loin, les eaux chaudes de Paléa Kaméni invitent à une baignade au milieu des vapeurs soufrées.
Le déjeuner se prend à bord, entre poissons grillés, huile d’olive locale et mezzés préparés le matin même.
Dans l’après-midi, vous quittez les villages les plus fréquentés pour rejoindre Pyrgos, ancienne capitale de l’île.
Vers Folégandros
Vous quittez Santorin par la mer pour rejoindre Folégandros. Peu à peu, la silhouette spectaculaire de la caldeira disparaît derrière vous et les Cyclades prennent un autre visage : plus brut, plus minéral, presque austère parfois.
À l’arrivée à Karavostasis, le petit port de l’île, le rythme ralentit immédiatement. Ici, peu de routes, peu de circulation, seulement des collines sèches plongeant dans la mer Égée.
Installation dans votre hôtel perché face aux falaises avant une première découverte de Chora en fin de journée. Les habitants déplacent leurs chaises sur les placettes blanches pendant que les cafés commencent doucement à s’animer sous les bougainvilliers.
Votre hébergement : Gundari
Folégandros – Une île suspendue
Le matin, vous partez à pied le long d’un ancien sentier muletier reliant autrefois les différentes parties de l’île. Le chemin serpente entre murets de pierre sèche, terrasses agricoles abandonnées et petites chapelles blanchies par le soleil et le vent.
En contrebas apparaissent parfois des criques inaccessibles par la route, où l’eau prend des reflets presque métalliques sous la lumière du matin.
La marche mène jusqu’à Ano Meria, dernier village agricole de Folégandros. Quelques habitants travaillent encore les terres sèches de l’île ou élèvent des chèvres dans les collines balayées par les vents.
Le déjeuner se déroule dans une petite taverne familiale où l’on sert encore la matsata, spécialité locale préparée à base de pâtes fraîches et de viande mijotée lentement.
L’après-midi reste libre, entre baignade ou retour au calme face à la mer.
Folégandros – Falaises et lumière du matin
Avant le lever du soleil, vous rejoignez l’église de Panagia, perchée au-dessus de Chora. Le sentier pavé serpente entre collines arides, oliviers et pierres blanchies par le vent.
À mesure que le jour apparaît, les reliefs abrupts de Folégandros émergent lentement de l’obscurité. Seuls les cloches des chèvres et le vent accompagnent cette montée vers les hauteurs de l’île.
Depuis le sommet, le regard embrasse toute la mer Égée et les silhouettes lointaines des autres Cyclades.
Après la descente, vous embarquez à bord d’un petit caïque local pour longer la côte sud de l’île, inaccessible par la route. Les falaises plongent à pic dans la mer tandis que de petites criques apparaissent entre les rochers.
Le bateau jette l’ancre dans une baie isolée pour une baignade avant un déjeuner simple préparé à bord : fromage de chèvre, tomates gorgées de soleil, pain chaud et pastèque fraîche.
Vers Sifnos
Traversée vers Sifnos à travers les Cyclades occidentales.
Peu à peu, les reliefs deviennent plus doux. Les oliviers réapparaissent, les terrasses agricoles redessinent les collines et les villages semblent davantage tournés vers la vie quotidienne que vers la mer.
Après votre installation, vous rejoignez Kastro, ancien village fortifié construit au bord des falaises. Les passages étroits, les escaliers creusés dans la roche et les petites chapelles ouvertes sur la mer donnent au lieu une atmosphère presque hors du temps.
En fin d’après-midi, un artisan potier vous accueille dans son atelier familial. Depuis des générations, les mêmes gestes se transmettent ici autour de l’argile rouge de l’île. Pendant qu’une pièce sèche au soleil, une autre sort du four encore chaud.
Le dîner se prend dans une petite adresse discrète d’Apollonia, fréquentée surtout par les habitants de l’île.
Sifnos – Villages et savoir-faire
La journée débute sur les anciens chemins pavés reliant les villages de l’intérieur. Ces sentiers, autrefois empruntés par les habitants avant l’arrivée des routes, traversent oliveraies, amandiers et petites vallées cultivées.
En chemin, vous rejoignez Artemonas, village élégant aux demeures néoclassiques construites par les anciennes familles de marins et d’armateurs de Sifnos.
Plus loin, le monastère de Profitis Ilias domine les collines de l’île. Depuis ses hauteurs, le regard s’ouvre sur toute la mer Égée, jusqu’aux silhouettes lointaines de Paros et Milos par temps clair.
Le déjeuner se déroule dans une petite ferme familiale, autour de produits cultivés sur place : câpres, pois chiches, fromage frais et huile d’olive de l’île.
L’après-midi conduit jusqu’à la plage de Vathi, protégée par une baie profonde où quelques barques de pêche flottent encore devant les tavernes du rivage.
Sifnos – Une île qui se savoure
Ce matin, une habitante de l’île vous accueille dans sa maison pour partager quelques recettes emblématiques de Sifnos. Dans la cuisine ouverte sur le jardin, chacun participe à la préparation de la revithada cuite lentement au four ou des pâtisseries aux amandes servies lors des fêtes familiales.
Le déjeuner se prolonge simplement autour de la table, entre discussions, herbes cueillies dans les collines voisines et vin blanc produit dans les Cyclades.
Dans l’après-midi, vous rejoignez le monastère de Chrysopigi, construit sur un rocher avançant dans la mer Égée. À cette heure, le site retrouve son calme après le départ des visiteurs de la journée.
Le gardien du monastère ouvre les portes du petit cloître avant d’évoquer le lien profond qui unit encore les habitants de Sifnos à la mer et aux traditions orthodoxes.
Pour cette dernière soirée, dîner face à l’eau dans une petite crique discrète du sud de l’île, loin des ports animés.
Une dernière traversée en mer Égée
Transfert vers le port de Kamares puis traversée entre les îles des Cyclades.
Depuis le pont du bateau, les reliefs arides s’éloignent lentement dans la lumière blanche du matin. Quelques chapelles apparaissent encore sur les hauteurs avant de disparaître derrière les collines minérales.
Transfert vers l’aéroport de Santorin puis vol retour.
Le voyage laisse en mémoire une autre image des Cyclades : plus lentes, plus silencieuses, profondément habitées.